Étude de phase II, randomisée, multicentrique et menée en ouvert, visant à évaluer l’efficacité et la sécurité d’emploi de l’association d’inavolisib et d’enzalutamide par rapport à l’ARPI ou au docétaxel selon le choix du médecin, chez des patients atteints d’un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration
Une étude visant à tester le traitement par inavolisib chez les patients atteints d'un cancer de la prostate résistant à la castration qui s'est propagé à d'autres parties du corps
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Cancer -
Cancer de la prostate -
Castration resistant prostate cancer -
Metastatic castration-resistant prostate cancer
Détails
1. Pourquoi cette étude est-elle nécessaire ?
Le cancer de la prostate métastatique résistant à la castration (CPRCm) est un stade avancé du cancer de la prostate. Cela se produit lorsque le cancer cesse de répondre aux traitements qui réduisent les taux de testostérone (résistant à la castration) et s’est propagé à d’autres parties du corps (métastatique). La testostérone est une hormone masculine qui favorise la croissance du cancer de la prostate, si bien que de nombreux traitements visent à réduire ses taux. Les chercheurs étudient de nouvelles options thérapeutiques afin de mieux prendre en charge cette maladie.
Cette étude évalue un médicament appelé inavolisib. Il est en cours de développement pour traiter le CPRCm.
L’inavolisib est un médicament expérimental. Cela signifie que les autorités réglementaires (comme l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux [Food and Drug Administration] et l’Agence européenne des médicaments [European Medicines Agency]) n’ont pas approuvé l’inavolisib (en association avec l’enzalutamide) pour le traitement du CPRCm.
Cette étude vise à comparer les effets de l’inavolisib associé à l’enzalutamide par rapport aux traitements standards, qui comprennent des traitements hormonaux (enzalutamide ou abiratérone) ou une chimiothérapie (docétaxel), chez des personnes atteintes d’un CPRCm.
2. Qui peut participer à l’étude ?
Les hommes âgés de 18 ans ou plus peuvent participer à l’étude s’ils présentent un CPRCm qui s’aggrave et des taux de testostérone faibles (inférieurs à 50 ng/dl). Leurs cellules cancéreuses doivent présenter certaines modifications (appelées mutations). Pour vérifier la présence de ces marqueurs spécifiques du cancer, ils doivent accepter de fournir un échantillon tumoral prélevé précédemment. Si un échantillon précédent n’est pas disponible, un nouvel échantillon de tissu peut être prélevé à l’aide d’une procédure appelée biopsie.
Les personnes atteintes d’un cancer qui s’est propagé au foie pourraient ne pas être en mesure de participer à cette étude. Elles seront également exclues si elles sont atteintes de diabète ou de prédiabète, si elles ont déjà reçu certains traitements anticancéreux ou si elles ne sont pas en mesure d’avaler des comprimés.
Il peut y avoir d’autres critères à remplir, qui peuvent être déterminés après en avoir parlé avec le médecin de l’étude.
3. Comment se déroule cette étude ?
Les participants feront l’objet d’une sélection afin de vérifier s’ils sont en mesure de participer à cette étude. Tout d’abord, il y aura une période de présélection pouvant aller jusqu’à 3 mois avant le début du traitement afin de vérifier la présence de la mutation cancéreuse spécifique. Ensuite, s’ils présentent les biomarqueurs requis pour participer à l’étude (biomarqueurs positifs), une période de sélection aura lieu à partir de 28 jours avant le début du traitement afin de vérifier s’ils répondent aux autres critères de l’étude. Le traitement sera administré par cycles, chacun durant 3 semaines.
Toutes les personnes qui participent à cette étude seront réparties en 2 groupes de manière aléatoire (comme lorsqu’on tire à pile ou face). Les participants auront autant de chance d’être placés dans l’un des groupes de traitement suivants :
- Le groupe 1 recevra quotidiennement l’inavolisib et l’enzalutamide, tous deux sous forme de comprimés.
- Le groupe 2 recevra soit de l’enzalutamide soit de l’abiratérone sous forme de comprimés quotidiens, ou encore du docétaxel, administré en goutte-à-goutte dans une veine (perfusion intraveineuse) toutes les trois semaines.
Les participants du groupe 1 et ceux du groupe 2 qui prennent de l’abiratérone ou de l’enzalutamide continueront à prendre leurs traitements jusqu’à l’aggravation du cancer. Le docétaxel sera administré pendant 10 cycles au maximum.
Après un examen préliminaire des résultats de l’étude, les participants qui ne présentent pas une certaine mutation cancéreuse (biomarqueurs négatifs) pourraient également être inclus dans un groupe distinct. Dans ce groupe particulier, une partie des participants recevra quotidiennement l’inavolisib et l’enzalutamide, tous deux sous forme de comprimés, tandis que l’autre partie recevra uniquement l’enzalutamide sous forme de comprimés quotidiens.
Il s’agit d’une étude en ouvert. Cela signifie que toutes les personnes impliquées, y compris les participants et le médecin de l’étude, connaîtront le traitement administré aux participants dans le cadre de l’étude.
Au cours de cette étude, le médecin de l’étude verra les participants au moins toutes les semaines pendant les 3 premiers cycles. Ensuite, ils seront vus une fois toutes les 3 semaines pendant le reste de l’étude. Ils recevront le traitement jusqu’à l’aggravation de leur maladie ou jusqu’à ce qu’ils présentent des effets indésirables nécessitant l’arrêt du traitement. Les participants auront 1 visite de suivi de la sécurité d’emploi 1 mois après la fin du traitement à l’étude. En plus de la visite de suivi standard à 1 mois pour tous les participants, ceux qui développent un taux élevé de sucre dans le sang après avoir reçu un traitement par inavolisib auront des visites de suivi mensuelles pendant une période pouvant aller jusqu’à 3 mois. Au cours de ces visites, le médecin de l’étude vérifiera le taux de glucose et l’état de santé des participants. La durée totale de la participation à l’étude sera d’environ 3 ans. Les participants ont le droit d’arrêter le traitement à l’étude et de quitter l’étude à tout moment, s’ils le souhaitent.
4. Quels sont les principaux résultats mesurés dans cette étude ?
Les principaux résultats mesurés dans l’étude pour évaluer l’efficacité du médicament sont la durée pendant laquelle les participants vivent sans aggravation de leur cancer par rapport à ceux qui n’ont pas reçu le médicament. Des examens d’imagerie réguliers seront effectués pour évaluer l’évolution du cancer. Les autres résultats clés mesurés dans l’étude sont les suivants :
- Nombre de participants présentant une réduction de leur cancer après le traitement
- Nombre de participants présentant une diminution de plus de 50 % et 90 % du taux d’antigène spécifique de la prostate (une protéine produite par la prostate et présente dans le sang, qui peut être lié au cancer)
- Délai entre la première réponse du cancer du participant au traitement et l’aggravation du cancer
- Durée de vie des patients
- Nombre et la sévérité des effets indésirables
5. Y a-t-il des risques ou des avantages à participer à cette étude ?
Nous ignorons si la participation à l’étude aidera ou non les participants à se sentir mieux. Cependant, les données recueillies dans le cadre de l’étude pourront aider d’autres personnes atteintes d’une maladie similaire à l’avenir.
Au moment de l’étude, il est possible que l’efficacité et la sécurité d’emploi du traitement à l’étude ne soient pas totalement connues. L’étude comporte certains risques pour les participants. Toutefois, ces risques ne sont généralement pas plus importants que ceux liés aux soins médicaux habituels ou à l’évolution naturelle de la maladie. Les personnes qui souhaitent participer seront informées des risques et des avantages, ainsi que des procédures ou examens supplémentaires qu’elles pourraient avoir à subir. Tous les détails de l’étude seront décrits dans une note d’information et formulaire de consentement éclairé. Celui-ci contient notamment des informations sur les possibles effets indésirables et sur les possibles alternatives thérapeutiques.
Risques associés aux médicaments de l’étude
Les participants peuvent présenter des effets indésirables liés aux médicaments utilisés dans cette étude. Les effets indésirables peuvent être légers à sévères, voire engager le pronostic vital, et varient d’une personne à l’autre. Pendant cette étude, les participants feront l’objet de bilans de santé réguliers afin de détecter tout effet indésirable.
Les participants seront informés des effets indésirables connus et possibles de l’inavolisib, de l’enzalutamide, de l’abiratérone et du docétaxel, sur la base d’études réalisées chez l’homme et en laboratoire ou des connaissances acquises sur des médicaments similaires. Les effets indésirables connus incluent un taux élevé de sucre dans le sang, une sensation de fatigue ou de faiblesse, des nausées, des vomissements et un gonflement ou des ulcères dans la bouche ou sur les lèvres. Les participants seront informés de tout effet secondaire connu des perfusions intraveineuses et de la prise des comprimés.
Les effets indésirables connus de la perfusion comprennent des réactions allergiques telles que bouffées vasomotrices, réactions cutanées, démangeaisons, oppression thoracique, difficultés à respirer, fièvre ou frissons, maux de dos et pression artérielle basse.
Les médicaments à l’étude peuvent être nocifs pour les bébés à naître. Les femmes et les hommes doivent prendre des précautions afin d’éviter d’exposer un bébé à naître au traitement à l’étude.
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