Le syndrome d'Angelman (également appelé SA) est une maladie génétique rare qui affecte le développement normal du système nerveux du nourrisson. On estime que le SA touche environ une naissance sur 23 000 et qu'il affecte aussi bien les garçons que les filles. La principale cause est une anomalie génétique du gène UBE3A, mais certains enfants peuvent également présenter des anomalies liées à d'autres gènes.
Les premiers signes apparaissent au cours de la première année de vie, lorsque le nourrisson présente des difficultés de développement par rapport aux autres enfants. Plus tard, d'autres signes courants apparaissent, tels que des difficultés à marcher et à garder l'équilibre. Certains symptômes peuvent s’améliorer avec l'âge et l'espérance de vie est normale. Les personnes atteintes du syndrome d'Angelman nécessitent des soins à vie, mais elles peuvent mener une vie heureuse.
Le patrimoine génétique d'une personne dépend de son héritage parental. En général, les cellules humaines possèdent 23 paires de chromosomes : une provenant de la mère et une du père. Cela signifie que chaque gène est présent en deux exemplaires, un exemplaire paternel et un exemplaire maternel.
Chez les personnes non atteintes du syndrome d'Angelman, le gène UBE3A, situé sur le chromosome 15, est activé (exprimé) sur l'exemplaire maternel et inactivé (silencieux) sur l'exemplaire paternel. En revanche, chez les personnes atteintes du syndrome d'Angelman, l'exemplaire maternel est absent ou défectueux, et l'exemplaire paternel est inactivé. Par conséquent, aucun des deux exemplaires ne produit la protéine UBE3A, et le cerveau en développement est privé des éléments nécessaires à cette protéine. Ceci entraîne des troubles du développement, du langage, de la motricité, de l'apprentissage et du sommeil.
Il existe quatre types génétiques différents du syndrome d'Angelman :
Les symptômes varient d'un enfant à l'autre. Certains peuvent présenter des symptômes plus graves, comme une absence totale de langage, tandis que d'autres peuvent prononcer quelques mots.
De nombreux enfants diagnostiqués avec le syndrome d'Angelman présentent les symptômes suivant :
Toute personne présentant ces symptômes n'est pas atteinte du syndrome d'Angelman. Ils peuvent être causés par d'autres affections. Cependant, si votre enfant présente l'un de ces symptômes, il est important de consulter un médecin. En général, les enfants porteurs d'une délétion de la copie maternelle du gène UBE3A (syndrome d'Angelman par délétion) présentent des symptômes plus graves, tandis que ceux porteurs de deux copies paternelles présentent des symptômes moins sévères.
Le syndrome d'Angelman partage certaines caractéristiques avec d'autres maladies, ce qui peut compliquer le diagnostic ou conduire à des erreurs de diagnostic. Les premiers examens peuvent être effectués pendant la grossesse (lorsque le fœtus est encore dans le ventre de sa mère) par un test non invasif permettant d'évaluer la croissance normale.
Après la naissance, une série d'analyses sanguines peut aider à confirmer le diagnostic :
Il n'existe actuellement aucun traitement de fond pour le syndrome d'Angelman. La prise en charge est principalement symptomatique, c'est-à-dire que l'objectif principal est de ralentir ou d'atténuer les symptômes, comme le contrôle des crises d'épilepsie.
Les enfants atteints du syndrome d'Angelman ont souvent des difficultés d'élocution. L'orthophonie, avec l'utilisation de supports visuels, de la langue des signes ou d'applications sur téléphone ou tablette, peut améliorer leurs compétences non verbales.
D'autres options visent à gérer les symptômes associés au syndrome d'Angelman. Une modification du régime alimentaire ou la prise de médicaments peuvent soulager la constipation et le reflux gastro-œsophagien. Il est fréquent de prescrire des médicaments pour les troubles du sommeil. L'allaitement maternel peut être difficile ; l'utilisation de tétines spéciales, la surveillance de la prise de poids et le recours à une équipe spécialisée sont alors recommandés. En cas de retard de développement, des programmes d'intervention précoces et individualisés peuvent être mis en place. La kinésithérapie peut améliorer la marche et l'équilibre. La thérapie comportementale peut aider à surmonter l'hyperactivité ou les troubles de l'attention.
Trouver un traitement pour une maladie est une tâche immense et complexe pour les chercheurs. Connaître la cause d'une maladie permet aux chercheurs de concentrer leurs efforts sur une cible précise. Puisqu'il existe une copie du gène UBE3A héritée du père, actuellement inactive, les chercheurs tentent de trouver un moyen d'activer ce gène paternel pour traiter le syndrome d'Angelman.
De nombreux essais cliniques sont en cours chez de jeunes enfants , des adolescents et des adultes atteints du syndrome d'Angelman, ainsi que chez des adultes en bonne santé. Ces essais pourraient permettre de progresser vers une solution.
Pour en savoir plus sur les essais cliniques menés par Roche ou pour participer à un essai clinique, parlez-en à votre médecin ou consultez la page dédiée aux essais cliniques sur le site Roche Essais Cliniques link.
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